Regard voilé
Elle était assise dans le métro. En face de moi. Malgré la chaleur, elle portait deux tuniques, un pantalon mal taillé dans une toile épaisse ét foncée, des chaussures de couleur sombre, fermées par des lacets. Sur la tête, un foulard qui constrastait avec le reste de sa tenue. Un foulard à fleurs, un peu criard. Difficile de lui donner un âge. Un épais duvet ornait sa lèvre supérieure. C'est son regard qui a attiré mon attention. Dieu qu'il avait l'air las, son regard. J'ai cherché à l'accrocher. En vain. Elle semblait ailleurs. Complètement emmurée en elle-même parmi toutes ces femmes en tenue légère, canicule oblige.
Les femmes voilées sont de plus en plus nombreuses dans la région lilloise, surtout du côté de Roubaix. Des jeunes, des vieilles. Encore qu'il est souvent difficile de leur donner un âge. Difficile de savoir si elles sont la mère, la soeur ou la grand-mère des enfants qu'elles promènent souvent dans leur poussette. Ce qui frappe, c'est cette lassitude qu'elles affichent. Cette triste résignation qui se lit sur leur visage. Dans leur regard. Et parfois dans leurs gestes.
Mais qu'est-ce qui peut bien pousser une femme à vivre ainsi, en France, en 2006 ?
Les femmes voilées sont de plus en plus nombreuses dans la région lilloise, surtout du côté de Roubaix. Des jeunes, des vieilles. Encore qu'il est souvent difficile de leur donner un âge. Difficile de savoir si elles sont la mère, la soeur ou la grand-mère des enfants qu'elles promènent souvent dans leur poussette. Ce qui frappe, c'est cette lassitude qu'elles affichent. Cette triste résignation qui se lit sur leur visage. Dans leur regard. Et parfois dans leurs gestes.
Mais qu'est-ce qui peut bien pousser une femme à vivre ainsi, en France, en 2006 ?
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