Revenons à nos hérissons (4)
Dans la mémoire de nombreux Français, l'année 2003 restera à tout jamais comme celle d'un été meurtrier. Pour moi, ce fut une année décisive.
J'avais pris mes quartiers d'été au rez-de-chaussée de notre maison.
Une nuit, je somnolais paisiblement lorsque j'entendis des bruits de grattements de griffes sur le plancher. Habituée que j'étais à recevoir la visite nocture de Mouette, notre chatte, je lui intimais machinalement de me fiche la paix, la menaçant mollement de la passer par la fenêtre pour lui permettre de se livrer à ses activités indues. en plein air et à distance raisonnable de ma couche.
Rien à faire...
Après avoir longuement pesé le pour et le contre, je me décidais à allumer la lumière. Allumer la lumière en pleine nuit est une décision que je ne prends jamais à la légère. Je suis capable d'inventer les pires prétextes pour ne pas devoir m'y résoudre. En faisant appel à toute la mauvaise foi qui sommeille au tréfonds de moi-même. La lumière artificielle lorsque je suis confortablement allongée sur un lit m'agresse au moins autant que la sonnerie d'un réveil [des souvenirs d'enfance, sans doute. Ma mère avait l'habitude de débarquer dans ma chambre, les matins d'école, en allumant la lumière sans me prévenir, juste avant que le réveil (un gros réveil mécanique qui n'avait rien à envier à un clairon) se mette en branle.]
Bref, décidée malgré tout à faire des concessions afin de dormir du sommeil du juste, j'allumais la lumière. [...]
J'avais pris mes quartiers d'été au rez-de-chaussée de notre maison.
Une nuit, je somnolais paisiblement lorsque j'entendis des bruits de grattements de griffes sur le plancher. Habituée que j'étais à recevoir la visite nocture de Mouette, notre chatte, je lui intimais machinalement de me fiche la paix, la menaçant mollement de la passer par la fenêtre pour lui permettre de se livrer à ses activités indues. en plein air et à distance raisonnable de ma couche.
Rien à faire...
Après avoir longuement pesé le pour et le contre, je me décidais à allumer la lumière. Allumer la lumière en pleine nuit est une décision que je ne prends jamais à la légère. Je suis capable d'inventer les pires prétextes pour ne pas devoir m'y résoudre. En faisant appel à toute la mauvaise foi qui sommeille au tréfonds de moi-même. La lumière artificielle lorsque je suis confortablement allongée sur un lit m'agresse au moins autant que la sonnerie d'un réveil [des souvenirs d'enfance, sans doute. Ma mère avait l'habitude de débarquer dans ma chambre, les matins d'école, en allumant la lumière sans me prévenir, juste avant que le réveil (un gros réveil mécanique qui n'avait rien à envier à un clairon) se mette en branle.]
Bref, décidée malgré tout à faire des concessions afin de dormir du sommeil du juste, j'allumais la lumière. [...]
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